Mois: juin 2013

Ramona et Rafaela

Rafaela vue d’avion, image de Martin Dario Herero sur Panoramio

Rafaela est une ville de pres de 100.000 habitants sur le centre- ouest de la province de Santa Fe, Argentine, avec une certaine presence sur son territoire. Ramona est une commune d’un peu plus de 2.000 habitants a quelques 50 km de Rafaela. Buenos Aires est treeees loin… L’interesant est comment sur un territoire parfaitement quadrillé par une reticule de colonisation agraire d’une Pampa qui surement semble infinie, il y a une auto-similitude digne de Mandelbrot dans les formes…

Rafaela et Ramona. Attention, Ramona est en fait au nord-ouest de Rafaela

Rafaela et Ramona. Attention, Ramona est en fait au nord-ouest de Rafaela

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Saffres

Vue de Saffres depuis les falaises du nord. Vous pouvez voir l’image et ses references sur ce lien

J’ai vraiment l’habitude de voir des cartes et des images, et de m’en servir pour des conclusion operationnelles sur des sites que je n’ai jamais visité. Mais parfois on tombe sur des cartes comme celle des Casssini, la premiere carte générale de France, dessinnée par la famille Cassini utilisant comme element vraiment innovant une triangulation geodesique du territoire pendant le XVIIIeme siecle; en depit d’une precision approximative pour les elements non lineaires, la carte rend a la perfection l’image que l’on peut garder d’une serie de visites d’enfance. Ce n’est pas par hasard si c’est le genre de carte utilisé pour des livres fantastiques (Jules Verne, le Seigneur des Anneaux ou similaire) ou des films (« Sur la piste de la grande caravane »).

En fait, Saffres est en Bourgogne, France (carte ici). Comme d’habitude, tout un eventail de cartes et images de qualité sur http://www.geoportail.fr.

Saffres sur la carte de Cassini

Saffres sur la carte de Cassini

Saffres aujourd'hui, sur une carte IGN

Saffres aujourd’hui, sur une carte IGN

La plaine de Konsen

Il est courant en géographie de parler du concept de trame rurale. Des penseurs comme Ian Mc Harg ont introduit l’idée d’une analyse du territoire par couches. Tout ceci est visible, souvent, pour un œil averti ; a l’est du Hokkaido, sur la plaine de Konsen, en face de la baie de Nemuro, ces concepts sont clairs pour qui aura accès a google maps.

Les trames rurales de l’Est du Hokkaido, protégées comme patrimoine de l’ile, sont un exemple curieux d’une idée certainement environnementale, qui semble avoir bien marché avec le temps, mais qui probablement est plutôt imperceptible pour un visiteur qui ne connait pas l’image aérienne. La zone est dans l’extrême nord du Japon, balayée par des vents très froids, ce qui a mené a planter les arbres en grille pour protéger les cultures et les fermes d’élevage de la plaine. Il y des trames réticulaires ailleurs (la trame jeffersonienne aux Etats-Unis, la centuriatio romaine en Italie et autres pays), mais l’introduction  ici des arbres dans des corridors de plus ou moins 100 m de large est vraiment intéressante, surtout quand le réseau se connecte aux forets des berges fluviales, ou se superpose aux routes ou autres éléments linéaires. Il y a des sections ou la trame es plus fine, ou avec des directions différentes. Ce n’est pas comme les grandes voies plantées des anciennes routes européennes, car les routes seulement croisent ces forets réticulaires, mais ne sont pas dans leur centre. Ce sont presque des pare-feux, mais à l’ envers.

Wushanxiang

A quelques 200 km a l’ouest de Shanghai, je n’ai pas choisi ce village par connaissance directe (j’ai visité Shanghai, mais très peu de temps), mais plutôt parce qu’il semble illustrer une dynamique qui se produit partout, quoique plus rapidement ces derniers temps en Chine. Un dessin intéressant des hameaux traditionnels est de plus en plus modifié par ce qui ont l’air d’être des lotissements pavillonnaires ou autres choses qui semblent curieusement éloignées de tout endroit logique. Est il possible d’avoir une agriculture rentable et moderne qui permette de ne pas transformer de façon irréversible le paysage et l’environnement ?

Energies solaires en Extremadure

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Chêne vert (Quercus Ilex) pres de Navalmoral de la Mata.

En fait l’innovation technologique ne nous épargne pas un fait central: nous vivons sur terre grâce a la radiation du soleil. Depuis des siècles nous transformons (ou plutôt nous profitons de comment les plantes transforment) l’énergie en matière par la photosynthèse, et de fait les plantes sont des panneaux solaires qui ont une vitesse propre de fonctionnement pour cette transformation de l’énergie solaire. Le passage a des cultures d’une plus grande rentabilité économique n’est que dépendre toujours du soleil. Ce qui nous apporte la technologie est la possibilité de transmettre cette énergie du soleil, sans transformation en matière (bois de chauffage, nourriture ou autre produit), mais tout simplement comme électricité. Mais les panneaux solaires ne poussent pas tous seuls, demandent une infrastructure de transport électrique, et nous ne somme pas si habitués a les voir dans le paysage. Quoique les moutons ont l’air de s’y plaire…

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Entrepot de tabac pres de Vegaviana. Un stockage d' »energie solaire » de la decennie 1950

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Les moutons semlent apprecier ces nouveaux chênes verts…

Tórtoles

Vue aerienne de Tórtoles de Esgueva, par Ricardo Melgar sur Panoramio. Sa collection d’images aeriennes de Castille est simplement formidable.

Tórtoles de Esgueva est un village de Ribera del Duero (province de Burgos, Espagne), dont j’ai déjà parlé l’an dernier. L’axe de développement rural de la zone est centré sur le vignoble et le tourisme associé a ce produit et au monde rural en général. La Posada-Monasterio (auberge monacale) du village est un bon exemple de ceci, avec une réhabilitation architecturale d’intérêt et un service d’hôtellerie de qualité. En plus, ils organisent une série d’événements liés a l’art qui vont au delà de l’image topique que certains pourraient avoir d’un établissement dans un petit village de Castille.

Le village est, comme souvent, sur la pente entre le fond de la vallée et la plaine supérieure consacrée aux céréales, avec une orientation sud. Comme d’habitude dans ces petits villages, les éléments architecturaux d’intérêt sont l’église et le monastère. L’architecture populaire subsiste, quoique parfois un peu altérée.

Le monastere a gauche, l'eglise a droite

Le monastere a gauche, l’eglise a droite

Installation de Carlos León au monastere en 2010

Installation de Carlos León au monastere en 2010

Biblio (47) Projets modèles de synergies dans l’espace rural suisse

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L’Office Fédéral du Développement Territorial suisse, en coordination avec les Offices Fédéraux de l’Environnement, l’Agriculture et l’Economie, a développé entre 2007 et 2011 treize projets innovants de développement de territoires ruraux, cherchant par des synergies une contribution a la dynamisation de leurs zones. Les projets touchent les thèmes suivants :

–           Centres régionaux et leur rôle dans l’espace rural proche

–           Coordination des fonctions territoriales : gestion des surfaces.

–           Tourisme rural durable

–           Mise en valeur du paysage et de la nature

–           Energies renouvelables

–           Compensation des avantages et des charges.

Plusieurs sujets intéressants sont traités, comme la coordination entre regroupement volontiers des exploitations agricoles et paysage, l’amélioration de l’intégration paysagère des bâtiments, le développement énergétique par utilisation durable du bois ou le biogaz, et la coordination entre administrations locales pour éviter une concurrence pour les investissements qui peut être mauvaise pour le territoire.

Serpents de bitume

Serpientes

Les tronçons occidentaux de la M30, autour de la Manzanares, ont été enfouis. Mais la partie orientale reste en surface, et toutes les cicatrices de l’implantation des tunnels ou d’autres amenagements sont encore visibles. Autant d’opportunités perdues d’amenager ces espaces « perdus » (a chacun de definir ce qui est un espace perdu ici).

Madrid Sur

Madrid sur-2 Madrid sur-0

Qu’est ce que les lotissements de fortune veulent etre quand ils seront grands? des quartiers formels. Le bidonville de Palomera Bajas, apparu pendant les années de forte croissance de l’après guerre civile a Madrid (decennies 1950-1960) fut tranformé pendant la decennie de 1990 en un quartier de classe moyenne, ou au moins une partie de la population d’origine fut relogée dans des logements dignes. Le Parlement Régional (A) fut localisé sur le quartier, en face d’un grand centre commercial (B), pres d’une gare de RER ameliorée (C), avec une bonne connexion avec l’entourage par l’avenida Pablo Neruda.

Le lotissement etait deja illegal; si Puente de Vallecas ne l’etait pas par l’absence d’une loi specifique d’urbanisme, ici l’instrument legal existait deja, mais la croissance economique a du atteindre un certain seuil pour permettre de resorber ce bidonville avec un investissement public important (et une importante contribution aussi d’agents privés).

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