Amerique Latine

Cartes 2015 (14) La ville de Mexico en 1628

Image de 1628 (mexicomaxico.org)

Pour certaines raisons j’ai trouvé cette semaine cette image de la ville de Mexico en 1628, dessinée par Juan Gómez de Trasmonte, actuellement a l’Archivo General de Indias. Un siècle après la conquête, la ville présente toujours un aspect lacustre, et l’on voit clairement la structure des ilots (au double sens du mot…)

J’ai aussi trouvé cet image d’un mural de Diego Rivera, fait au XXème siècle, qui représente la vue avant la conquête. Ce n’est pas une source historique, mais j’aime bien cette image.

Mural de Diego Rivera, Palais National, Mexico (Wikipedia)

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Cartes 2015 (3) Bogota

J’ai l’habitude de lire des cartes et d’en déduire les différences des hauteurs des bâtiments a partir du plan. Mais parfois il est bien plus clair de voir ce que ceci implique sur une vision 3D. D’après les données du cadastre, voici a quoi ressemble le centre de Bogota (Colombie) en termes de volumes. Le fond de carte est OSM et le volume du terrain est SRTM.

Vue du fonds de carte en relief depuis le sud. La zona la plus proche est le centre administratif historique

Vue du fonds de carte en relief depuis le sud. La zona la plus proche est le centre administratif historique

Vue du sud avec les volumes. Le centre historique a des hauteurs limitées, et l'on peut apprecier les batiments sur les flancs de collines.

Vue du sud avec les volumes. Le centre historique a des hauteurs limitées, et l’on peut apprecier les batiments sur les flancs de collines.

Vue du même secteur depuis le nord.

Vue du même secteur depuis le nord.

La vue du nord montre en premier les tours des zones d'affaires. On peut apprecier que c'est encore une ville en transition, avec des differences importantes d'hauteur.

La vue du nord montre en premier les tours des zones d’affaires. On peut apprecier que c’est encore une ville en transition, avec des differences importantes d’hauteur.

Biblio (104) Le livre du Prix National d’Urbanisme du Chili

Premio Nacional de Urbanismo Chile

Je sais bien qu’il n’y a que quelques jours j’ai parlé du même sujet ; ici il s’agit d’une monographie sur les personnalités qui ont été lauréates dans les éditions successives. Comme j’ai déjà dit, le prix a eu une irrégularité claire dans son calendrier. Un prix décerné pour la première fois au Chili en 1971 et dont la deuxième édition a lieu en 1996 est comme un prix qui en Grande Bretagne serait décerné pour la première fois en 1978 sans suite jusqu’en 1998 ; le débat des idées se transpose parfois au paysage politique de telle sorte que certains sujets perdent leur intérêt pendant un temps.

Je n’ai aucune raison pour me douter de l’intérêt des œuvres de chaque lauréat pour le Chili, mais c’est intéressant de voir ce que l’on met en valeur : dans le premier cas un projet de logement social, dans le deuxième une trajectoire de planification métropolitaine et d’infrastructures, et dans les suivants des trajectoires qui intègrent de plus en plus développement durable et participation publique.

Des Prix (4) Prix National d’Urbanisme du Chili

borde costero chile

En 1971 le Ministère du Logement et de l’Urbanisme du Chili a établi le Prix National d’Urbanisme ; en 1996 le Colegio de Arquitectos (Ordre des Architectes) intègre l’organisation du prix. Le prix doit récompenser des architectes et autres professionnels ayant fait preuve de son excellence, créativité et contribution importante a la qualité de vie dans les villes du pays.

Jusque a présent il n’y a pas eu une échéance régulière, ayant été décerné six fois depuis 1971. Le lauréat de la dernière édition (2014) est Sergio Baereswyl Rada, architecte qui a travaille spécialement dans la région du Bio Bio. Fonctionnaire de la municipalité de Concepción (224.000 habitants), il a rédigé son Plan Régulateur, qui a impliqué une procédure de participation publique novatrice dans la ville et une organisation en corridors urbains, avec protection du paysage et des systèmes naturels. Il a travaillé récemment dans la reconstruction de la bande côtière de Bio Bio après le tremblement de terre et le raz de marée de 2010.

Au-delà du prix a la personne, que je suppose bien mérite, je m’intéresse aux plans. Je n’ai jamais visité le Chili, donc les observations qui suivent résultent de l’analyse de sources secondaires. Dans le cas du Plan Régulateur de Concepcion, d’après le règlement disponible sur le site web de la municipalité (avec des modifications jusque septembre 2009), sont établis des périmètres de zones sensibles aux risques naturels et anthropiques ; sur ces aires on exige aux projets une étude de risques, mais il n’y a pas d’interdiction formelle de construire. Ceci peut sembler étrange, mais ce n’est pas si rare, car parfois les endroits surs ne sont pas si accessibles ; on peut penser aux risques posés par les anciennes carrières a Paris, ou la localisation inondable d’une grande partie des villes anglaises. Malgré tout, en Europe on évolue vers l’interdiction des expansions urbaines sur des terrains a risque, au moins ou c’est possible, car les Pays Bas sont un exemple de cas spécial.

Les plans pour les villages côtiers, préparés après le tsunami, comprennent des périmètres d’interdiction d’usage de logement et d’équipements. Ce qui semble une bonne mesure.

Biblio (93) Politique Nationale de Développement Urbain du Chili

biblio 93- politica urbana chile

Cette année a été publiée la nouvelle politique nationale de développement urbain du Chili. Etant donné qu’il s’agit d’un document approuvé sous Sebastian Piñera, qui a cède la présidence a Michele Bachelet, son développement effectif reste a voir, mais en tout cas c’est un document intéressant pour comprendre le pays.

Comme dans pas mal de pays d’Amerique Latine, le chemin parcouru depuis la décennie de 1980 a été celui d’une importante croissance économique qui a eu des effets généraux, malgré la persistance d’inégalités importantes. Les problèmes urbains actuels viennent en grande mesure de l’adoption de decisions urbaines dans l’urgence et sans assez de reflexion, ce qui n’est pas l’apanage du Chili. Il y a des signes positifs en termes de développement durable, comme la croissante proportion de logement collectif et la contention de l’étalement urbain. Mais la protection de l’environnement et du patrimoine culturel pose des problèmes. Et la question du logement reste complexe, malgre des importantes ameliorations, avec un déficit de pres d’un demi million de logements pour un pays de 17 millions d’habitants. Mais, et ce n’est pas une mince affaire, en 2015 on espère que 100% des eaux usées soient traitées.

Vous avez le choix entre la version en espagnol ou en anglais

Biblio (89) Logements en location en Amérique Latine

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La Banque Inter-Americaine de Développement vient de publier un ouvrage d’Andrés G. Blanco, Vicente Fretes Cibils et Andrés F. Muñoz sur l’importance des logements en location en Amérique Latine. Le document intègre une description des problèmes du logement dans la région et les bénéfices potentiels du logement en location ; l’état actuel des logements en location dans la zone ; et des recommandations de politique en ce qui concerne l’offre, la demande et le cadre juridique.

Traditions industrielles (5) Alternatives au Guggenheim

A- Macroplaza (centres gouvernementaux, musées d'art et d'histoire), B- Canal de Santa Lucía, C- Parque Fundidora

A- Macroplaza (centres gouvernementaux, musées d’art et d’histoire), B- Canal de Santa Lucía, C- Parque Fundidora

Monterrey a depuis longtemps porté l’image de la ville industrielle du Mexique par excellence. Depuis la decennie de 1980 il y a eu une tentative de sophistiquer son image au dela des colonnes de fumée. En premier, ce fut la Macroplaza (quelques 500 m de jardins reliant les centres du pouvoir administratif et les musées classiques selon un modele qui n’est pas etranger a certaines villes des Etats- Unis, mais assez different des modeles européens), et le Parque Fundidora, des anciennes usines metallurgiques transformées en parc. Depuis la moitie de la decennie de 1990 il y a eu des travaux pour recuperer en tant que canal navigable (pour des circuits de loisirs) et coulée lineaire de connexion entre les deux espaces le río de Santa Lucía, un ancien cours d’eau ; le Rio Santa Catarina, le principal cours d’eau de la ville, est devenu un parc lineaire, mais il semble bien moins soigné. D’après des nombreuses sources, cet effort n’a pas été accompagné par des investissements consequents pour mettre au niveau necessaire des infraestructures et des espaces publics dans le reste de la ville, a difference d’autres villes qui ont aussi entamé la voie de la transformation productive (certes, dans des pays plus riches).

 

Biblio (80) La Ville Moderne a La Havane

Voici un article intéressant de Gabino Ponce Herrero sur l’évolution de l’urbanisme a La Havane pendant la première moitié du XXème siècle. C’est aussi l’histoire de comment le projet d’extension urbaine vers l’est, initialement conçu comme un projet privé liée au nouveau tunnel sous la baie, est devenu sous le régime socialiste a une configuration différente. L’évolution économique du pays a fait de ce qui était destiné a devenir un modèle (et qui en Europe serait aujourd’hui possiblement un quartier banal de HLM) une simple œuvre isolée.

 

Des villes devenues moyennes (2) Cartes anciennes

Marseille en 1743. La ville reste en grande partie liée au nord du vieux port.

Marseille en 1743. La ville reste en grande partie liée au nord du vieux port.

Marseille en 1836. En moins d'un siecle la ville a largement gagné en dimension.

Marseille en 1836. En moins d’un siecle la ville a largement gagné en dimension.

Le projet de la Nouvelle Orleans en 1718. Bien naif comme projet, la mesure des distances entre le fleuve et le lac Pontchartrain est bien loin de la realité, tout comme l'echelle relative de la ville.

Le projet de la Nouvelle Orleans en 1718. Bien naif comme projet, la mesure des distances entre le fleuve et le lac Pontchartrain est bien loin de la realité, tout comme l’echelle relative de la ville.

Carte de 1744 de Dheulland. La ville a déjà quelque chose de reel: des parcelles et des batiments, et la mesure des choses est mieux prise. Rien a voir avec l'orientation de projet.

Carte de 1744 de Dheulland. La ville a déjà quelque chose de reel: des parcelles et des batiments, et la mesure des choses est mieux prise. Rien a voir avec l’orientation de projet.

Seville en 1590. Une grande ville a l'epoque, avec des nombreux grands batiments.

Seville en 1590. Une grande ville a l’epoque, avec des nombreux grands batiments.

Seville en 1771. La ville a gagné en complexité, mais pas tellement.

Seville en 1771. La ville a gagné en complexité, mais pas tellement.

La Havane en 1743. La ville es largement tournée vers la baie, protegée par des remparts de la cote ouverte.

La Havane en 1743. La ville es largement tournée vers la baie, protegée par des remparts de la cote ouverte.