Mois: juillet 2012

Biblio (1) Paysage en Galice

Ici commence une série de longue haleine. Une partie importante de la bibliographie qui peut être nécessaire aujourd’hui pour approcher l’urbanisme et l’aménagement du territoire est disponible de façon gratuite sur internet. Une nouvelle page de ce blog intègre des maintenant les références.

La Convention Européenne du Paysage (approuvée en Florence en octobre 2000) est le seul traité international en la matière. Sa transposition au droit espagnol en 2008 a apporté une relevance a ces thèmes, qui ont passé au domaine juridique. Plusieurs initiatives sont en cours pour tenter de garantir la qualité du paysage dans plusieurs régions.

Le Guide d’Etudes d’Impact et d’Intégration dans le Paysage du Gouvernement Régional de la Galice établit des critères méthodologiques en la matière, prenant compte de l’obligation de produire ces études dans certains cas.

 

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Paris (4)

La tour Eiffel dans son contexte original: l’Exposition de 1889

Le Champ de Mars, a l’origine partie des plaines agricoles a l’ouest de Paris, commence sa transformation avec la construction en 1865 de l’Ecole Militaire, ayant pour fonction de servir de champ de manœuvres entre l’Ecole et la Seine. Sour la Révolution le Champ de Mars est la scène de plusieurs exécutions et festivités, rôle symbolique qui continue sous le régime napoléonien. En 1867, 1878, 1889, 1900 et 1937 cet espace accueille des expositions universelles.

La tour Eiffel est construite pour l’exposition de 1889, centenaire de la Révolution et opportunité pour montrer le progrès technologique de la France avec une tour de 300 mètres. Ce rôle d’exhibition technologique pure est plus tard augmenté par des émetteurs de radio et télévision et des radars, tirant profit de sa position dominante sur la plaine francilienne.

Le Palais de Chaillot, avec ses deux ailes en courbe en haut de la colline qui domine le Champ de Mars depuis la rive nord, est construit pour l’exposition universelle de 1937. L’esplanade entre les deux ailes permet une bonne visibilité de la tour Eiffel et le Champ de Mars.

Ainsi, par la cumulation successive de plusieurs initiatives sans coordination, s’est construit l’un des espaces plus symboliques du monde. La qualité de chaque projet, la chance qu’a la fin de la concession de la tour une impasse empêche la démolition de celle-ci, le maintien comme espace public de l’emplacement des exposition sont plus le fruit de la chance que d’un grand projet unitaire, mais le résultat est d’une grande puissance formelle.

Vue aerienne du Palais de Chaillot et la Tour Eiffel

 

 

Paris (3)

Quais de l’ile de Saint Louis

Le centre historique de Paris est la zone la plus complexe de l’agglomération métropolitaine. Malgré la continuité de sa condition de centre urbain depuis les temps romains, les importantes transformations du XIXème siècle sous le baron Haussmann et les opérations successives du XXème siècle font qu’en grande mesure ce soit un tissu plus récent que dans d’autres zones.

Sous Napoléon III et durant une période plutôt courte (1853 a 1870), le baron Haussmann a dirigé une transformation urbaine radicale. Tout comme Cerdá a Barcelone ou les réformateurs anglais, il associait les anciens tissus du moyen âge aux épidémies et fléaux sociaux, et pensait que la transformation de ces tissues était une nécessité.

Le centre de Paris avant Haussman. Carte d’etat major, http://www.geoportail.fr

Le centre de Paris aujourd’hui

Certaines consequences des travaux de Haussmann:
a- Demolition des batiments sur les ponts
b- Amenagement des quais
c- Demolition des batiments sur les berges, liberant la vue sur le fleuve
d- Percée du boulevard de Sebastopol
e- Percée du boulevard Saint Michel

Son approche au problème n’est pas sans parallèles avec ce que l’on voit de nos jours dans plusieurs villes : une combinaison de la recherche d’efficacité dans la conduite d’opérations, parfois en dépit de toute autre but, et d’un nouveau paradigme. Si aujourd’hui le discours est axé autour de l’idée de développement durable, Haussmann est le premier exemple de ce que plus tard se renforcera pour atteindre son point dominant vers la première guerre mondiale sous le nom de hygiénisme.

Sous l’élan de nouvelles formules de gestion économique (qui lui valent des accusations de scandales financiers), Haussman ne se limite pas comme Cerdá a Barcelone a l’extension de la ville (ses idées sur les interventions sur le tissu historique ne sont que peu appliquées), mais il définit aussi, avec un rôle essentiel, la transformation du centre urbain par la percée de plusieurs boulevards assurant un maillage de la voirie en conditions. Le système d’égouts est novateur pour l’époque de par sa conception et son ambition, et les berges de la Seine sont aménagées avec des quais.

Reseau des egouts de Paris sous Haussmann. Distribution d’eau et assainissement, Georges Bechmann, Editions Baudry et Cie, 1898, disponible sur http://www.egouts.tenebres.eu/livres.php

L’image romantique du Paris du XIXème siècle qui est transmise par les guides touristiques est pour les habitants qui vivent cette transformation une totale altération de leur cadre de vie. Les éléments aujourd’hui intégrés au paysage, caractéristiques et identifiables par les touristes, sont au début des éléments de mobilier urbain produits en série et placés de façon uniforme sur le tissu urbain.

L’ouverture des boulevards de Sebastopol et Saint Michel, l’extension de la rue de Rivoli, la construction du grand marché central des Halles (remplacées en la décennie de 1970 par un grand centre commercial et pole de transports publics, aujourd’hui nouvellement en travaux pour une transformation radicale) et la réorganisation des quais, avec la construction de nombre de bâtiments monumentaux en proportion et alignées sur les axes de boulevards, façonnent le Paris de nos jours.

La différence entre cette expérience et celle d’autres villes est la grande qualité technique et esthétique de la conception de ces éléments et la cohérence du projet urbain, qui ne sera complété que temps après la fin du second empire. L’absence d’un critère geometrique d’extension a l’infini, comme la grille de Cerdá, n’est pas un obstacle pour la continuité de la trame, car ce rôle correspond plutôt a l’enceinte de Thiers. Tandis qu’en 1860 Barcelone et Madrid démolissent leurs anciennes fortifications, en 1844 Paris ouvre un nouvelle enceinte extérieure, en ce moment éloignée de la zone urbaine, mais malgré cela un élément de rigidité. Les fortifications son démolies entre 1919 et 1929, et plus tard deviennent la trace du périphérique, mais encore aujourd’hui elles marquent la discontinuité de la trame urbaine vers la périphérie et la limite administrative de Paris.

Paris (2)

Vue de Paris et les gratte-ciels de La Defense depuis la terrase de Saint Germain en Laye

La géographie parisienne est celle d’une région de plaine, marquée par les vallées des fleuves Seine et Marne et des élévations locales qui, sans atteindre la hauteur des montagnes, représentent des bons observatoires sur le paysage

Relief de Paris et ses alentours. Des cartes similaires peuvent etre obtenues sur http://www.geoportail.fr

Quelques points de repère et une échelle graphique d’approximation :

1-        Centre historique, autour des iles de la Cité et de Saint Louis

2-        Champs de Mars et Tour Eiffel

3-        Champs Elysees

4-        Montmartre

5-        Parc des Buttes Chaumont

6-        Jardins de Versailles

7-        Saint Germain-en-Laye

8-        Aéroport Paris- Charles de Gaulle

9-        Aéroport Paris- Orly

10-     Disneyland Paris

Les articles prochains montreront une vision personnelle sur chacun de ces espaces

Resilient Cities 2

Je viens de voir que finalement notre texte sur l’adaptation climatique dans le cadre de la planification urbaine locale au Pays Basque (Espagne) viens d’etre publié sur Resilient Cities 2- Cities and Adaptation to Climate Change – Proceedings of the Global Forum 2011

La reference est: http://www.springer.com/environment/global+change+-+climate+change/book/978-94-007-4222-2