Climat

Biblio (95) Rebuild by Design

Rebuild by Design est une initiative du Ministère du Logement des Etats-Unis (US Department of Housing and Urban Development, HUD) (même si parfois on Europe on se doute qu’un tel ministère existe dans ce pays, en fait il a eu des politique influentes, quoique pas toujours positives… comme partout), qui cherche une approche aux problématiques de résilience urbaine face aux mutations climatiques prenant compte des enseignements de l’ouragan Sandy. On peut tirer des leçons, que ce soit pour d’autres reconstructions ou pour la prévention des risques. L’initiative s’est formalisée comme un concours d’idées, dont le résultat a été publié en avril, avec 10 équipes lauréates qui ont proposé des alternatives pour plusieurs villes côtières touchées.  Il y a des grands noms de l’architecture, comme OMA, mais les projets ne se limitent pas a des dessins, ayant compté avec des réunions de concertation avec les habitants ; d’après les informations, on ne choisit pas des équipes, mais des partenariats locaux qui ont construit des consensus et qui recevront des aides pour développer leurs propositions, formalisées par les spécialistes.

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Calculs simples (4) Une heure, six mois, bouffe et bagnoles

coches+arboles

J’ai entendu parfois aux filles dire que les viennoiseries sont “une minute dans la bouche et toute la vie sur les hanches”. Avec le CO2 c’est un peu la même chose, mais dans les sens contraire.
Il y a quelques années on a fait une étude pour le Gouvernement Basque sur les mutations climatiques et l’urbanisme dans lequel un calcul rapide nous montrait que dans le contexte climatique actuel du Pays Basque une voiture hybride circulant a 110 km/h émettait une quantité de CO2 équivalente a celle absorbée par un Hêtre commun pendant six mois. Ce calcul rapide était en vérité appuyé sur un large ensemble de documents, y compris des études sur le rythme de croissance des arbres sur les sols basques, tenant compte des essences et autres questions. Sur l’ensemble du Pays Basque (a la fois un territoire assez boisé et assez riche dans le contexte espagnol) les forets avaient une capacité d’absorption de 2,9 tonnes de CO2 par an, tandis que les émissions régionales totales étaient autour de 20 millions.
Les calculs rapides doivent être pris avec caution en ce qui concerne les mutations climatiques. Faisant une synthèse rapide, les arbres absorbent le CO2 pour grandir, et le consacrent a la production de masse de bois, le transférant aussi au sol. Le métabolisme de la plante est important pour le rythme d’absorption, et ainsi une même essence donnera des résultats très différents a Paris, a Madrid ou a Dakar, car climat et sols y sont pour quelque chose…. C’est-à-dire, acheter une bagnole tout content parce que l’on se fait dire que l’on plantera un arbre qui absorbera ses émissions es plutôt faux, sauf si vous ne conduisez que quelques minutes par an, ce qui semble peu probable compte tenu du cout des voitures… donc, nous voilà pas très loin des arguments de la pub pour des biscuits…

Cartes 2014 (9) Energies renouvelables au Royaume Uni

La carte de UK renewables

La carte de UK renewables

Les systèmes de production d’énergies renouvelables implantés en Europe pendant les dernières années impliquent que, souvent, des zones qui pendant le XXème siècle n’étaient que des consommateurs d’énergie, sont devenues productrices. Donc, bonjour le revenu, mais aussi les externalités négatives de tout genre.

Comme un élément de plus dans une tendance de plus en plus présente un peu partout, le Royaume Uni, jusqu’ici l’un des pays qui avait le plus sérieusement pris en main la question climatique et les politiques de mitigation, montre des signes de revirement. Et les raisons économiques y en sont pour quelque chose, ce qui au moins mérite une reflexion, car en démocratie un gouvernement est elu pour prendre des décisions entre des options opposées. Une étude récente (novembre 2013) de Stephen Gibbons, de la London School of Economics, rend compte de l’impact des éoliennes sur la valeur immobilière des maisons proches, avec des réductions du 11% en moyenne. En juin 2013 il y a eu des nouvelles sur l’étude par le gouvernement britannique d’un système d’indemnisation pour l’entourage des installations éoliennes.

La carte de renewables-map.co.uk rend compte de la profusion des installations renouvelables du pays, chacune avec un impact potentiel ; et la carte du Highland Council montre a quel point le nord de l’Ecosse compte des projets. D’un autre côté, l’opposition aux projets d’éoliennes s’organise au niveau européen avec des initiatives comme l’EPAW ; sa capacité réelle de proposer des alternatives dépend de leur habilité pour fédérer des membres dont les intérêts peuvent être contradictoires : ceux qui veulent défendre la valeur immobilière de leurs terrains, parfois pour construire davantage, peuvent ne pas être d’accord avec ceux qui veulent protéger l’environnement et le paysage.

La carte du Highland Council

La carte du Highland Council

Ce qui peut mener, dans un contexte comme celui de l’Europe, avec des populations vieillissantes et des zones rurales en dépopulation, a une division du territoire en « zones franches » ou tout serait possible, et des « zones protégés » de ces impacts, avec un sens complètement diffèrent de ce que l’on entend normalement comme zone protégée, susceptible sous cette nouvelle division d’intégrer les zones franches. Apres tout, la Convention Européenne sur le Paysage établit que celui-ci existe par la présence d’un observateur…

Mais il peu aussi y avoir une question culturelle. D’après une étude de 2009 du Massachusetts Clean Energy Center, l’analyse de projets éoliens aux Etats- Unis montrait que l’impact sur les valeurs immobilières était presque nul. Ce qui n’implique pas pour autant l’amour des américains pour leurs éoliennes, mais qu’elles occupent une place différente dans leur échelle de valeurs (et aussi une méthodologie différente des études).

Biblio (72) TERM 2013

Le rapport TERM 2013 de l’Agence Européene de l’Environnement (téléchargeable sur http://www.eea.europa.eu/publications/term-2013) analyse l’évolution des effets sur l’environnement des politiques de transport dans le cadre des engagements de l’Union Européenne pour la réduction des émissions des gaz a effet de serre.

Ces engagements sont liés a des politiques de promotion des transports en commun et des modes de mobilité non motorisés. Apparemment les émissions liées a la mobilité sont inférieures aux seuils des engagements fixés pour chaque année, ce qui est positif ; mais les émissions sont encore plus hautes de 25% que celles de 1990, base pour les engagements. Les problèmes de pollution urbaine par dioxyde d’azote sont importants, et deviennent plus graves par l’expansion du parc de véhicules diesel.

Le rapport confirme que les villes ou le transport public et les modes doux de mobilité ont avancé sont moins pollues et produisent moins d’émissions de gaz à effet de serre.

Sous le tapis (5) Quand le tapis s’insurge

Malé est la capitale des Maldives. Un peu plus de 100.000 habitants sur un espace assez réduit au beau milieu de l’océan Indien. Une partie importante de la surface de la ville a été construite récemment, et les remblais avancent toujours, comme montrent les deux images de http://landsatlook.usgs.gov/. Une course entre croissance urbaine et démographique d’une part, et la monté de la mer à cause des dérèglements climatiques.

Mais ici on n’est pas aux Pays Bas, ou en Louisiane. Il n’y a pas d’arrière-pays ou se retrancher en cas d’inondation. Et tout ce que l’on aura jeté à la mer sera proche et pourra être ramené par la marée.

Mer, Terre (3)

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Collioure, un village français pres de la frontiere espagnole sur la Mediterranée. La distance des batiments au bord de mer est plutot reduite, donc la question de la vulnerabilité climatique vient a l’esprit (ce n’est qu’une apeciation de visite ponctuelle, sans d’autres données quantitatives).Colliure2

Biblio (60) Le rapport IPCC sur les dereglements climatiques 2013

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Le cinquieme rapport d’evaluation será difusé en quatre parties entre septembre 2013 et novembre 2014. Ce qui est maintenant disponible est le sommaire pour les decideurs politiques, un pdf de 36 pages. Il n’y a pas des previsions par regions du monde, mais c’est une lecture interessante (quoique tres technique).

Grand a Paris (2)

paris-den-2

Et voila le Paris le plus iconique. Le Louvre, au centre, est un grand musée avec un usage energetique intense en raison des flux de milliers de touristes par année et le besoin d’un controle environnemental important des conditions de conservation des oeuvres d’art. Sur le centre- nord, l’Opera Garnier est un autre grand consommateur d’energie, entouré d’autres grands batiments. le Musée d’Orsay et le Centre Pompidou sont aussi des grands bâtiments, mais la « tache » la plus visible, a l’ouest, est le Grand Palais. Une enorme serre, il constitue un element fort du paysage urbain mais aussi un grand utilisateur potentiel d’energie et autres ressources. Dans cette zone tres dense, ou les rues semblent taillées sur un block massif, la Seine et les jardins des Tuileries sont les plus grands espaces verts, conectés aux Champs Elysées et a l’Esplanade des Invalides.

Grand a Paris (1)

paris-den-1Voici une carte de Paris, ou l’intensité des couleurs est proportionnelle a la surface de plancher des batiments, d’aprés les données ouvertes de la Ville. Ce n’est pas une carte de densité de construction (vous pouvez avoir un grand batiment au beau milieu d’un parc, donc la densité serait plutot reduite), mais plutot, et en continuité avec le dernier « biblio » sur l’adaptation au climat de Paris, une carte des grosses factures d’electricité. Donc, pendant quelques jours il sera question des grands batiments, qui impliquent des grands consommateurs d’energie et autres ressources sous une gestion unifié, et donc (peut-etre) une chance de devenir plus durable.