UNESCO

Patrimoine Mondial (1) Grenade

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L’Alhambra. Une partie du château

Alhambra and Generalife are inscribed to the World Heritage List in 1984, and in 1994 UNESCO integrates in the same site the Albaicin neighborhood. The former two are the castle and royal residence and the associated gardens, which were the royal residence of the emirs of the XIIIth and XIVth century. The Albaicín presents itself as a neighborhood representing the traditional Muslim architecture of the moment.

The criteria to inscribe the Alhambra and the Generalife are their uniqueness, their influence over the entire Spanish history, their architectural values representing the Nasrid style, and their association to the history of the Islam in the western world. The Albaicín appears as a complementary universal value area that preceded the two former in chronological terms, representing the popular neighborhoods. A relevant element for the site is a geological condition: the buildings are on an earth conglomerate with a high bearing capacity, on which the cuts can be almost vertical without falls, so large changes in level are possible on some areas.

The site is delineated widely, and has a more reduced buffer zone to the south.

In 2012 3.313.360 persons visited the Alhambra and the Generalife.  With the Albaicin, they are a really interesting visit, and even raise the issue of the internal coherence of the sites with the example of the Charles V palace, a wonderful renaissance architecture in itself but a contrast as related to the Nasrid architecture. I must reckon that this contrast is not a problem to me…

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Delimitation du site et zone tampon. La delimitation du site tient compte des relations visuelles et fonctionelles des jardins ave le territoire

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Le palais de Charles V

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La Cour des Lions (au moment de ma visite il y a quelques années les lions etaient en restauration hors du site…)

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Une partie de l’Albaicín depuis l’Alhambra

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Biblio (32) Etudes de cas. Changement climatique et patrimoine mundial

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L’UNESCO gère la liste du Patrimoine Mondial comme résultat de la Convention de Paris de 1972. La liste part du constat a l’époque d’une détérioration constante du patrimoine naturel et culturel, et établit une définition des deux concepts et des critères qui permettent d’attester qu’un site présente des valeurs universelles exceptionnelles qui justifient son inscription sur la liste. Les inscriptions sont aujourd’hui (mars 2013) 962 sur 157 états.

Aux menaces identifiées en 1972 par la Convention de Paris il faut maintenant ajouter le changement climatique, qui touche villes et régions et par conséquent les sites présents. Le livre qui fait l’objet de cet article décrit 26 cas de sites groupés en 5 catégories : glaciers, biodiversité marine, biodiversité terrestre, sites archéologiques et villes et monuments. Pour chaque catégorie les problèmes essentiels sont identifiés, pour apporter plus de détail plus tard sur chaque site. Le livre est une lecture intéressante, non seulement par son thème, mais aussi par la vision sur des sites vraiment exceptionnels et parfois mythiques, comme les glaciers du Kilimandjaro ou Tombouctou.

Le chapitre sur les villes mentionne Londres, Venise, Cesky Krumlow et Prague, Tombouctou et la Vallée Sacrée du Liban. La description des cas est très limitée de par la taille de la publication, mais dans l’ensemble les problèmes que l’on retrouve dans la pratique professionnelle ressortent : comment intégrer l’attention spécifique a ces sites dans un cadre urbain plus large, qui paie les couts, comment faire face a l’incertitude… Le patrimoine mondial est un sujet très intéressant, mais aussi très complexe du point de vue de l’urbanisme : vous avez en face des éléments exceptionnels, mais ils ont des propriétaires, des habitants, des visiteurs, chacun avec ses propres intérêts. Les sites sont mêmes soumis, comme Nassim Nicholas Taleb le dirait, a des « cygnes noirs », c’est-à-dire, des événements inattendus, comme la découverte  de restes archéologiques, des interventions humaines, la simple évolution des visions sur les valeurs d’un site, ou autres, dont l’impact peut paraitre pour beaucoup de gens hors de proportion sur des sites ou l’émotionnel (mais aussi le mondain…) vont de la main avec ce qui pas mal de monde verrait comme des couches successives de bureaucratie…mais la aussi il y a un probleme, car jusque a present la seule façon de mettre en place une protection juridiquement contraignante est le contrôle administratif.