SIG

Cartes 2015 (5) En haut, en bas a Grenade

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Le résultat d’une petite expérience avec les données du cadastre sur les volumes. Si c’est du bâti, ça doit être dessiné pour pouvoir exiger les impôts … et ces bases sont utilisables. En ce cas, autour de la cathédrale de Grenade, qui malgré son volume est considéré par le Cadastre comme un bâtiment d’un seul étage (même si la hauteur intérieure est assez haute). Sur la première image, ce qui est visible sur le sol. Sur la deuxième, les volumes complètement cachés (le rouge intense correspond a des bâtiments qui d’après la base de données, n’ont pas de cave). Sur ces images on ne voit pas les volumes en situation intermédiaire, c’est-à-dire, ceux dont le plancher de la pièce est sous le niveau de la rue mais son plafond est a un niveau supérieur, mais a moins d’un mètre (a voir sur un prochain billet, ce qui est intéressant sur une ville en pente comme Grenade…)

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Cartes 2014 (43) Le monde romain

Orbis-web

L’université de Stanford a développé un modelé géospatial du monde romain, Orbis, auquel on peut accéder a partir d’une carte web. En termes techniques il s’agit d’un système d’information géographique ou l’on représente, en utilisant des modelé courants dans la planification des transports de nos jours, la route la plus économique, la plus courte ou la plus rapide entre deux points de l’empire prenant compte des technologies de l’époque. L’explication méthodologique du SIG est intéressante ; et les résultats, dont je ne suis pas en mesure d’évaluer l’authenticité, sont au moins vraisemblables.

J’ai testé la route la plus rapide entre Flavium Brigantium et Lutetia : 17,2 jours en été, quelques 50 en hiver, essentiellement en bateau. Plus jamais 2 jours de route me sembleront longs…

Cartes 2014 (2) marinetraffic

Les cartes sont utilisées normalement pour décrire ce qui existe depuis un moment précèdent, ou pour définir ce qui peut exister à l’ avenir. Jusqu’à présent il était moins courant d’avoir une carte dynamique avec ce qui est en cours ; voilà ce que fait marinetraffic.com, en exploitant des données des systèmes d’identification automatique (AIS), obligatoires pour tout bateau de plus de 330 tonnes (ce qui fait que les bateaux plus petits ne soient pas sur la carte).

Cartes 2014 (1) OSM

Je l’ai déjà dit : j’aime les cartes. Ce sont des histoires qui peuvent être lues en plusieurs directions, et voilà une raison pour leur accorder une place d’honneur.

Pour commencer cette série, le rapport de http://www.mapbox.com (https://www.mapbox.com/osm-data-report/) sur l’activité d’ openstreetmap en 2013. Cette formidable source de données (utilise souvent sur ce blog) permet des voyages intéressants; elle n’apporte pas nécessairement plus de données que google maps ou des systèmes similaires,  mais permet de télécharger ces données dans des formats réutilisables (tout particulièrement shp), que ce soit a partir de geofabrik ou d’autres sites comme cloudmade ; des logiciels libres comme gvsig ou qgis permettent de travailler ces données (quelques notions de cartographie aident beaucoup)

Cartes (2) Flux de personnes a Tokyo et geotags a Madrid

Tokyo-1

Le CSIS (Center for Spatial Information Science) de l’Université de Tokyo travaille sur une ligne de recherche sur la modélisation du flux des personnes dans les zones urbaines par l’utilisation de GPS. Ici, la carte est en realité une video du flux de personnes dans le centre de Tokyo au long d’une journée en 2008.

Il y a des resultats semblables avec d’autres sources, comme la carte de Madrid des geotags des utilisateurs des sites de photographies flickr et picasa, qui montre en quelque sorte la concentration des interets des touristes…Toutes deux des cartes interesantes, mais il faut lire bien la description, et se rappeler du fait que ce n’est pas tout le monde qui se deplace avec un GPS, et toutes les photos prises ne sont pas sur flickr ou picasa…

Cartes (1) L’orage Sandy

Je vous conseille de voir l'original sur http://project.wnyc.org/si-elevation/embed.html?layer=0#14.00/40.5753/-74.0892 et de lire l'histoire

Je vous conseille de voir l’original sur http://project.wnyc.org/si-elevation/embed.html?layer=0#14.00/40.5753/-74.0892 et de lire l’histoire

Un bon exemple d’une carte élégante, simple et qui montre une réalité dont on se serait passé : morts a cause de l’orage Sandy dans les zones qui sont sous le niveau de la mer a Staten Island, ville de New York. Une simple carte, avec les courbes de niveau et les points (je vous conseille d’accéder au lien) ou sont mortes les personnes, avec leurs noms

Biblio (33) Semiologie graphique

Les bases pour une sémiologie graphique, par Jacques Bertin

Les bases pour une sémiologie graphique, par Jacques Bertin

En 1967 le géographe français Jacques Bertin publie le livre “La Sémiologie Graphique”, développant une théorie qui est devenue depuis l’une des bases de la théorie et de la pratique de la cartographie, abordant la question de la lisibilité des cartes et de leur capacité a représenter (ou cacher, parfois de façon consciente) la réalité qu’ils sont sensées représenter.

Même si le livre apparait a un moment ou l’informatique n’est pas encore un instrument courant de la cartographie, il établit des règles d’application facile a l’usage aujourd’hui courant des systèmes d’information géographique (SIG). Ce n’est pas un livre qui crée en soi même une discipline (il y a des précédents illustres comme «The Look of Maps », de Arthur H Robinson, 1952, ou la carte de Minard de 1869 sur l’évolution de la Grande Armée en Russie), mais c’est un élément important dans une culture graphique en évolution.

Je ne connais pas d’accès gratuit par internet a ce livre, mais il est intéressant de consulter un article très intéressant de Gilles Palsky et Marie-Claire Robic sur les racines de la sémiologie graphique.

La carte de Minard de 1869, qui decrit comment la Grande Armée de Napoleon entre en Russie avec plus de 400.000 soldats et resort avec 10.000. L'image montre aussi l'evolution des temperatures pendant le retour.

La carte de Minard de 1869, qui decrit comment la Grande Armée de Napoleon entre en Russie avec plus de 400.000 soldats et resort avec 10.000. L’image montre aussi l’evolution des temperatures pendant le retour.