paysage urbain

Biblio (113) Hausse et chute des densités a Manhattan

biblio 113- Manhattan densities

Ce document de travail par Shlomo Angel et Patrick Lamson- Hall, chercheurs au Marron Institute de l’Université de New York, étudie l’évolution des densités de population dans les zones édifiées de Manhattan depuis 1800 jusqu’à 2010. Les sources sont des données des recensements pour la population et des cartes, ce qui leur permet de conclure que les temps sont favorables pour un programme de densification urbaine permettant de loger un plus grand nombre de personnes partant d’actions depuis le niveau de base, sans avoir recours a des grandes actions financées par le secteur public. La proposition serait essentiellement une modification des dispositions zonales du Plan d’Urbanisme, permettant des densités plus hautes dans les arrondissements périphériques, comme ce fut fait dans le temps a Manhattan. Ce qui ne serait pas si étrange la ou j’habite, avec une habitude plus courante d’habitation verticale, mais implique une évolution culturelle au pays des pavillons. Malgré le voisinage avec les gratte-ciels, les logements en hauteur ont d’autres implications culturelles, en partie car ils représentent la perte des libertés d’être le roi de sa propre parcelle.

Il faut remarquer qu’il y a deux vidéos intéressantes qui représentent ces données qui ont permis d’atteindre ces conclusions.

https://www.youtube.com/watch?v=9Snw3Huxm5U

https://www.youtube.com/watch?v=AGXJTwkc0CA

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Un programme pour 2015: le grain des villes

Un endroit que je connais bien, vu du Landsat

Un endroit que je connais bien, vu du Landsat

Le relief, premiere echelle de "grain" du territoire. La Corogne, d'apres des données altimetriques IGN-e

Le relief, premiere echelle de « grain » du territoire. La Corogne, d’apres des données altimetriques IGN-e

Définir un programme aide a faire plus facile ce qui est complexe. Les Nations Unies ont déclaré 2015 l’année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière, et année internationale des sols. A priori, ce sont des points de départ peut-être plus propices pour un blog comme celui-ci que 2016 (année internationale des légumes et des camélidés, ce qui nos mènerait a la typologie des sérails, ce qui es plutôt lointain pour moi…), quoique l’on ne sait jamais… Il me semble mieux de faire le choix d’un sujet plus centré sur le milieu urbain bâti. Et de façon plus concrète, d’un sujet qui est transversal a la plupart des travaux d’intérêt que je lis récemment, et qui me semble donc central : le grain de la ville.

Je ne parle pas ici du grain au sens des cultures, mais des différentes qualités que chaque échelle d’approche peut transmettre sur la ville ou le territoire. Mandelbrot a traduit une pensée semblable avec la théorie fractale, comme la présence de qualités visuelles (il parait que tout en étant un mathématicien, il a donné une large préférence aux représentations visuelles des concepts abstraits, comme des structures sou jacentes dans les données en ce cas) qui semblent similaires a des échelles différentes.

Les batiments d'apres leur description cadastrale, une couche suplementaire de "grain"

Les batiments d’apres leur description cadastrale, une couche suplementaire de « grain »

Le grain de la ville peut être physique (un quartier historique peut avoir un détail plus grand en plusieurs sens) ou immatériel, lié aux flux et liens sociaux et économiques ; les espaces les plus intéressants sont ceux ou les deux qualités de détail confluent.

Le grain pose essentiellement deux questions :

  • La capacité des instruments que l’on utilise pour représenter la ville ou le territoire pour nous raconter une complexité donnée.
  • La présence (ou non) de complexités sur le territoire, dans un sens ou l’autre.

Tout au long de l’année, en parallèle a d’autres questions plus circonstancielles, celle-ci sera la base du blog. Comme toujours, j’accepte vos propositions…

Un bati avec des grains differents

Un bati avec des grains differents

... et ce qui est encore en devenir...

… et ce qui est encore en devenir…

A quoi servent les magasins (4) Chocolat

Chocolaterie face a la Madeleine, a Paris

Chocolaterie face a la Madeleine, a Paris

Ici je parle du chocolat aussi bien au sens propre qu’au figuré… Ouvrir un magasin (comme toute autre activité) est afficher sa foi pour une idée, et d’une façon très publique. Ceux qui ont un blog peuvent comprendre : vous préparez votre idée, vous la couvez, et vous la publiez. Et après, on ne sait jamais trop pourquoi, certaines idées qu’a priori ne semblaient pas les plus intéressantes sont celles qui ont le plus de traffic (ou au moins c’est ce qu’affichent les statistiques de wordpress…), tandis que d’autres, a priori plus intéressantes, restent dans un deuxième plan. Sur un blog, au fond, les effets ne sont pas si graves, mais pour un magasin la différence en termes d’argent n’est pas négligeable. C’est sûr, le nombre de passants devant votre vitrine ne garantit pas des revenus, mais normalement c’est une condition préalable pour afficher le produit et, probablement, vendre quelque chose….

Boulangerie a la gare du Rossio, Lisbone

Boulangerie a la gare du Rossio, Lisbonne

L’apparence extérieure d’un magasin est essentielle. Propreté et éclairage sont un point de départ, mais il faut aussi un endroit ou le monde passe, ce qui a un prix. Et pour optimiser ce prix il faut faire attractifs aussi bien locaux que produits. Parfois le premier est plus à la portée du commerçant que le deuxième, surtout quant on vend ce que l’on ne produit pas. Et en tout cas il faut être diffèrent des autres magasins.

Un magasin de produits de beauté pres du passage de l'Olympia, a Paris

Un magasin de produits de beauté pres du passage de l’Olympia, a Paris

C’est clair, les commerçants cherchent a attirer a la clientèle vers leurs magasins ; ce que l’on obtient comme effet secondaire est le soin apporte a la présence de certaines choses sur l’espace public, avec parfois des qualités esthétiques non négligeables. Bien sur, on peu orienter le débat vers la société de consommation, mais ça serait rater une dérivation importante de cette situation.

Un marchand de chapeaux sur la place du Rossio, a Lisbone. Garder ce que l'on a peut etre meilleur décision.

Un marchand de chapeaux sur la place du Rossio, a Lisbonne. Garder ce que l’on a peut etre meilleur décision.

A quoi servent les magasins (3) des yeux sur la rue

Un magasin vu de la rue...

Un magasin vu de la rue…

Le sentiment de sécurité dans l’espace public est lié, au moins partiellement, a la sensation de ne pas être seul et du fait que ce qui se passe est vu par les gens qui habitent ou utilisent la rue. Ceci a été énoncé par Jane Jacobs et repris très souvent par après sous la formule « des yeux sur la rue », qui implique certaines conséquences pour les commerces :

  • Ces yeux (du commerce) ne sont la que pendant les heures d’ouverture des magasins ; ils sont aussi bien ceux des commerçants que ceux des lèche-vitrines ou des acheteurs. Les deux dernieres categories ne seront nombreuses que si l’espace est perçu comme sur, donc il y a quelque chose d’un cercle vicieux/ vertueux…
  • Quand les magasins sont fermés, les seuls yeux qui restent sont ceux des logements sur rue. Mais si les vitrines sont bien éclairées pendant ces heures, le sentiment de sécurité se prolonge un peu, et les commerçants parfois préfèrent de faire ça pour donner une image de sécurité au quartier tout le temps.
  • La conception des façades commerçantes a une influence sur le nombre d’yeux sur la rue ; des vitrines plus ouvertes sont meilleures.
... ou du magasin d'en face... (rue principale de Segovia, Espagne)

… ou du magasin d’en face… (rue principale de Segovia, Espagne)

A quoi servent les magasins (2) l’esthétique

mercado

Cette image correspond a une place dans une ville assez rurale d’Espagne, et elle représente le « degré zéro » du commerce urbaine : un marché dans la rue. J’ai choisi cette image car elle est assez différente de l’image « idyllique » de ces marchés. Ici la fonction est la même que dans ces marchés italiens formidables qui sont montrés dans les programmes de cuisine, mais il n’y a aucune contribution d’intérêt au paysage formel ; il y a bien sur décence, mais pas élégance, comme dans tant de choses dans la vie.

callelondres

Cette image correspond a une rue de Londres, quartier de Mayfair, près d’Oxford Street. C’est une rue sans commerce en rez-de-chaussée ; tout est logement (ou bureaux), même si le recours a la cour anglaise compose une relation avec la rue avec une certaine élégance. La différence avec un quartier de logement social est dans l’architecture et les habitants, pas dans l’organisation des destinations des constructions ; et dans le fait qu’ici Bond Street est a quelques pas, quoique ce n’est pas forcément un endroit pour faire ses emplettes alimentaires.

comercio mérida

Et cette troisième image correspond a une rue dans le centre de Mérida (Espagne), une ville de près de 60.000 habitants ; ce n’est pas la rue centrale, mais son paysage urbain est clairement marqué par le commerce.

trassanesteban

Cette quatrieme image est un ensemble elegant de magasins derriere la cathedrale de Saint Stephane a Vienne, dans le cadre d’un immeuble a l’architecture de qualité.

Il peut avoir de belles rues avec ou sans commerce, ou elles peuvent manquer en elles-mêmes de qualités ; on peut avoir des commerces attractifs ou non. Mais ce que le commerce apport aux habitants qui utilisent les rues tous les jours est une expression matérielle de l’évolution de la ville. Et a ceux qui viennent de l’extérieur le commerce apporte des pistes sur l’esthétique qui mobilise les acheteurs dans la ville ; le degré de désordre que cette présence commerciale implique est aussi perçu par le visiteur (ça peut être positif, mais ce n’est pas courant). L’absence de commerce (intégrant l’hôtellerie) dans une rue fait que son paysage dépende seulement de l’architecture des bâtiments, bien plus statique.

Des Alpes a l’Atlantique (7) Comment s’orienter sur une presqu’ile

La Corogne

La Corogne

Je suis né sur une presqu’ile, et j’aime ce genre de site. Certaines personnes d’intérieur trouvent une certaine difficulté, car pour eux une ville maritime devrait être simple et n’avoir l’eau que dans une seule direction, ce qui est loin d’être le cas dans une presqu’ile. Ces mêmes gens sont aussi déboussolés par le fait de voir qu’une ville péninsulaire change de forme a chaque point de vue ; ce qui arrive aussi dans une ville d’intérieur, mais dans les presqu’iles c’est plus apparent   car les bords côtiers sont plus clairs.

La meilleur façon de s’orienter sur une presqu’ile est de le faire par rapport a un élément haut. Un phare, une colline, une cheminée… si ces éléments n’existent pas, on est mal parti, car il peut avoir des bateaux n’ importe où (heureusement dans les marais de Cadix il y a des chantiers navals avec des grues, des tours électriques et un nouveau pont…).

Certains ont trouvé un raccourci : la ville a grandi tellement que la persqu’ile n’es plus visible, comme sur San Sebastián ou Gijon. Mais la, a la limite, on triche…

peninsulas

Des Alpes a l’Atlantique (4) Nice

nice-table orientation

Un matin d’aout a Nice (il y a quelques années) on voit pas mal de choses ; tout comme dans d’autres villes, mais ici, du haut du château, on a le sentiment de les voir un peu mieux :

Niza1

  • Plein d‘avions (l’un des aéroports les plus importants de France), que l’on peut voir atterrir et décoller, les pistes semblent un porte-avions ; on sent que l’on pourrait les toucher, car ici la manœuvre d’approche est en courbe (je n’avais jamais vu quelque chose du genre, au moins en Espagne), et ceci donne un aspect bien plus spectaculaire au traffic. Et la carte de servitudes semble plutôt une architecture d’Enric Miralles.

Servitudes aeronautiques NICE

  • La plage semble bien active ; ce sont des cailloux, donc bien moins aimable qu’une plage de sable.

playa niza

  • La promenade des anglais est une voie assez utilisée. Par rapport a des corniches maritimes plus moderne elle est plutôt simple en termes de conception du trottoir vers l’eau (son prestige viendrait plutôt des bâtiments), mais semble bien fonctionner ; il y a une bonne dimension transversale, le plus important, et au moins il n’y a pas plein de bidules inouïs.
  • Les collines, au moins vues de loin, pourraient être celles de n’importe quel endroit en Méditerranée nord. Le pourcentage d’erreurs graves en matière de paysage es un moindre par rapport a l’Espagne ou l’Italie, mais il y a quand même un certain nombre.
  • Sur le port il y a plusieurs yachts de la taille d’une frégate de la Marine National (quoique bien moins qu’a Monte-Carlo). A vrai dire, des éléments parmi les moins actifs en apparence sur l’ensemble, mais ça attire l’œil dans un quai assez ordonné qui montre encore des traces d’italianité.

niza-puerto

Des Alpes a l’Atlantique (3) Mestre

Mestre

Peut- on parler de La Défense sans évoquer Paris ? ou de Mirabel sans penser a Montréal ? pour ma part, je vais tenter de parler sur Mestre (ou je n’ai pris aucune photo) sans évoquer la référence de l’autre côté de l’eau (ou j’ai pris 339 images en 4 jours).

Je peux raconter Mestre de plusieurs façons (une chose dont je ne suis pas forcement fier) : un endroit ou arriver en provenance d’un aéroport pour prendre un train chaque matin et revenir dormir le soir. Ou un port ou je n’ai jamais vu les bateaux. Ou cet endroit ou chaque soir je pensais « ici, au moins il faut pas trainer une valise par des ruelles mal éclairées dans un état que moyennement bon ». Le plus simple serait dire que Mestre es un échantillon de ce 95% du territoire européen ou nous vivons, mais qui ne nous émeut pas en grande mesure, malgré sa praticité (parfois, comme ici, bien plus grande que sur le restant 5%, pourtant la raison qui nous fait passer par Mestre).

Et la meilleur est qu’une fois hors de la ville, on lit et on conclut que, connue sous un autre jour, ce serait même une ville moyennement intéressante. Mais on ne peut être la porte de Venise et sortir sans dommages…

Des Alpes a l’Atlantique (2) Bologne, arcades, trottoirs et zones piétonnes

bologna- madera

A Bologne les arcades, quelque chose de circonstanciel dans d’autres villes, deviennent ici systématiques. Ce n’est pas qu’ils sont absents sur d’autres villes, mais ici il y a plus de 40 km de longueur, et presque n’importe quel parcours dans le centre historique peut se faire par les arcades. Dans la plupart des villes ils sont un élément qui complémente le trottoir, mais ici ils le substituent presque entièrement. Ce qui implique que parfois le piéton ne voit clairement les véhicules qu’au moment ou il se penche vers la chaussée (ce qui n’est pas nécessairement bon), mais aussi que celui qui arrête sa voiture doit faire plus attention. En hiver, par temps de verglas, le soleil n’atteint pas le sol, donc il est plus facile de glisser, mais si il pleut on est couvert. Par rapport a d’autres villes historiques, il y a très peu de trottoirs et plutôt peu de rues piétonnes, mais le piéton occupe une zone exclusive d’une façon qui vous donne un sentiment plutôt diffèrent ; même en voulant, les voitures et camions ne pourraient occuper l’espace piéton qu’en conditions plutôt inusuelles.

Centre de Bologne (cartographie ouverte municipale). Rouge: trottoirs. Bleu: rues pietonnes

Centre de Bologne (cartographie ouverte municipale). Rouge: trottoirs. Bleu: rues pietonnes

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Il semble que ces arcades sont apparues ver le XIIème siècle, a un moment ou les rues étaient plus larges, en tant que solution d’extension des bâtiments pour loger une population universitaire croissante. En 1288 une ordonnance municipale a fait obligatoire de les construire en pierre ou en brique, mais certains exemples en bois subsistent. La mesure clé était les 7 pieds bolognais de hauteur (2,66 m), suffisants pour permettre le passage d’un homme a cheval. En termes juridiques, c’était une servitude obligatoire qui garantissait l’usage public et la conservation par le propriétaire en échange de l’usage des étages supérieurs. En étant un élément architectural obligatoire pour tout bâtiment, il a adopté des formes diverses, que ce soit dans des palais ou dans des humbles logements, avec une importante variété.

Les arcades bolognaises (Portici bolognesi) font l’objet d’une candidature a intégrer la liste du patrimoine mondial UNESCO.

bologna- iglesia

Ces arcades ont aussi probablement survécu a cause d’un autre facteur : face a d’autres villes historiques avec des problèmes par sa localisation sur des collines, cette ville est en plaine, ce qui facilite la vie aux piétons.

Des Alpes a l’Atlantique (1) Salzbourg

Kapuzinsberg et le centre vus du Musée d'Art Moderne, sur Mönschberg

Kapuzinsberg et le centre vus du Musée d’Art Moderne, sur Mönschberg

Pour pas mal de personnes (surtout a partir d’un certain Age) l’image de Salzbourg peut être celle du film « La mélodie du bonheur ». Il parait, pour la petite histoire, qu’allemands et autrichiens n’ont pas trop apprécié le film a cause du nombre d’inexactitudes géographiques et par rapport a la vraie histoire, et que leur version est dans un film allemand qui était apparu avant. C’est aussi un endroit marqué (spécialement au niveau touristique) par Mozart et le festival de musique.

Les collines par rapport au centre ville (données altimetriques ASTER)

Les collines par rapport au centre ville (données altimetriques ASTER)

En termes physiques, Salzbourg est une ville implantée au fond de la vallée du Salzach et marquée par la présence de deux grandes collines : Kapuzinberg a l’Est, se dressant a plus de 230 m sur la riviere, et Mönschberg a l’Ouest, avec une moindre hauteur mais un plateau assez clair. La frontière allemande est proche, de l’autre côté de l’aéroport, et a cet endroit, d’après la carte topographique, le critère de partage semble avoir été les montagnes pour l’Autriche et la plaine pour l’Allemagne. Très vite on dépasse les 1.000 m, avec, surtout vers le sud, des vues impressionnantes des sommets.

Limites du site du Patrimoine Mondial de Salzbourg

Limites du site du Patrimoine Mondial de Salzbourg

Le centre historique de Salzbourg est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1996. Sur la zone centrale le site comprend 236 hectares, ou les collines sont presque la moitié de la surface, et la zone tampon autour couvre 467 hectares. La déclaration reconnait le rôle de la ville dans les échanges entre nord et sud de l’Europe ; la ville est considérée un exemple important de ville-état liée a l’église en Europe, avec une bonne conservation du paysage urbaine et de son architecture, et met en valeur l’association avec les arts, et spécialement la musique a cause de Mozart.

Vue vers l'ouest depuis Mönschberg

Vue vers l’ouest depuis Mönschberg

Fortifications du moyen age a Mönschberg

Fortifications du moyen age a Mönschberg

Le Flächenwidmungsplan (Plan Municipal) de 1997 établit clairement la protection des deux grandes collines, entourées par les zones urbaines (couleur rouge). La ville, qui est apparue initialement entre les deux collines, a rempli aujourd’hui tout l’espace moyennement plat. La proportion géométrique entre collines, rivière et tissu urbain fait que, malgré la densité du dernier, le résultat soit équilibré dans le centre historique.

Le Plan d'urbanisme protege les collines

Le Plan d’urbanisme protege les collines

Salzbourg pourrait avoir choisi de conserver son paysage seulement dans l’espace entre les deux collines (la plupart des touristes ne vont jamais au-delà), mais dans l’ensemble il ne semble pas avoir des décisions nuisibles dans le reste de la ville. Et les Alpes sont toujours là en fond de paysage, ce qui est bien plus important que le débat sur l’authenticité du film…

Vue vers le sud depuis Mönschberg

Vue vers le sud depuis Mönschberg