Huelva

Résidences non principales (1) Taux de vacance le plus reduit

Le logement est, a priori, la principale fonction urbaine, mais un ensemble de logements n’implique pas, a lui seul, une réalité urbaine ; ainsi, dans les articles suivants la référence seront des municipalités avec plus de 20.000 habitants, une taille au delà de laquelle des réalités d’une certaine complexité deviennent apparentes et l’on évite certains cas extrêmes comme le hameau 100% rural ou la commune station de ski.

D’après le recensement de 2011 la municipalité espagnole avec le taux le plus réduit de logements vacants était Moguer (pres de 21.000 habitants), avec 8.068 logements dans l’ensemble, desquels seulement 105 vacants (1,3%) et 199 secondaires. C’est une municipalité liée aux dynamiques métropolitaines de Huelva, la capitale provinciale ; l’économie municipale dépend en partie du village côtier touristique de Mazagón (partagé avec la municipalité voisine de Palos, a qui appartient la bande littorale), mais aussi en grande partie d’une agriculture d’irrigation (fraise, entre autres cultures) qui attire un contingent important de travailleurs de saison étrangers, qui ont eu par le passé des problèmes de logement spécifiques.  Attention, l’image google ne montre que la zone urbaine principale.

Comme comparaison, en France en 2012 la commune avec la plus réduite proportion de logements vacants était Colomiers (34.300 habitants), avec dans l’ensemble 14.813 logements, dont 174 résidences secondaires et 148 vacantes (1%). A l’ouest de Toulouse et dans son agglomération, sa croissance commence dans la décennie de 1960 et son économie est liée a l’aéronautique (Airbus) et le tertiaire.

Dans les deux cas, des populations liées a des dynamiques d’agglomeration.

Huelva

Ancien quai minier, aujourd’hui un espace public

Dunes cotieres

Huelva est, comme Cadix, un exemple d’un paysage qui a évolué aussi bien par l’action de l’homme que par celui des dynamiques naturelles de long terme. En ce cas, pourtant, la combinaison est différente. La tradition minière de la zone, avec les mines de Riotinto, a façonné un territoire marqué par la révolution industrielle sous son plus dur visage (quais pour minéraux, pollution industrielle), dont des tentatives d’amélioration sont en cours depuis quelques temps, et en plus la nature même de la région a une partie agressive, avec certaines rivières avec une acidité un peu haute. En contraste, la cote dunaire, avec des grandes pinèdes (en partie occupées par des cultures sous serre) présente une face plus aimable.

Huelva en 1755 (nord ver le bas de la carte)