Europe

Hypothèse 200 m (2)

Neoiberia

A quoi resemblerait une Europe sous les eaux? C’est un continent plutot bas, et une partie importante de ce qui resterait serait fait de montagnes, donc il y aurait un probleme pour loger et pour nourrir une population de la taille de l’actuelle, car la plupart des plaines ceralieres seraient sous l’eau, sauf pour le centre de l’Espagne et certaines partie de l’actuelle Europe centrale. Il y aurait aussi, neanmoins, un autre facteur important: une montée telle des eaux aurait probablement des consequences catastrophiques pour l’environnement; si vous avez aimé Fukushima, et vous avez suivi avec atention les degats de la « soupe toxique » des produits chimiques menagers et industriels pendant l’episode de l’ouragan Katrina a la Nouvelle Orleans, une telle situation serait simplement l’enfer. Neo-DE

Une telle situation serait, en toute simplicité un bouleversement total du monde entier et de l’Europe en particulier. La vitesse avec laquelle un tel evennement se produirait donnerait la mesure de la capacité de reaction, quoique la situation pourait etre plus proche de celle du film « Le dernier rivage » (Stanley Kramer, 1959) que d’un happy ending sans victimes. Mais en tout cas, ce qui est interesant (comme pur exercise mental, tant qu’on suit Saramago sur son radeau de pierre…) est de voir a quel point certains paysages evolueraint. Neo-gaul

Publicités

Hypothèse 200 m (1)

Eur-pre

Il y a quelque chose de narrative dans l’urbanisme; on a a raconter une histoire qui doit intereser l’audience au point de leur faire participer et s’impliquer pour des projets complexes et dificiles, mais dont le succes peut etre bon pour eux car ils resident la. Ça peu même devenir un genre literaire en soi même, ou simplement une façon de decouvrir avec un certain regard un territoire bien connu, regardant ce que l’on neglige d’habitude. Et ceci est important pour la planification a grande echelle.

A un moment donnée j’ai lu « Le radeau de piere », ecrit par le Nobel portugais José Saramago, un livre ou la peninsule iberique se detachait de l’Europe nettement par les frontieres politiques pour aller se promener dans l’Atlantique: les Pyrenées se voyaient coupés par la frontiere, et a un moment donné les andalous se rouent vers Malaga pour voir passer Gibraltar (il y avait déjà quelque chose de drôle a Gibraltar sur « Hector Servadac » de Jules Verne). J’ai donc decidé de penser a une coupure moins violente (enfin, ce n’est qu’une façon de parler). J’ai telechargé le modele SRTM pour la peninsule iberique et des données europeenes de la page de l’Agence Européene de l’Environnement. Si les oceans du monde montaient de 200 m (pour  la raison qui vous conviendra, mutations climatiques – dont les valeurs prevues de la montée des mers sont bien inferieures- ou toute autre) l’ensemble de la peninsule serait une ile… quoiqu’au profile bien different de celui de nos jours.Eur-compos

Cette hypothèse metrait, par coherence, une partie importante de l’Europe sous l’eau. Les Pays Bas et le Danmark seraient sous l’eau, la France se verait nettement reduite (bonjour Clermont-Ferrand capitale…), Milan, Paris, Londres ou Berlin ne seraient que des souvenirs, et la vallée de la Ruhr serait un grand lac… la Hongrie presque entiere serait une grande baie.Eur-postL’Espagne, la Suisse et l’Autriche seraient les pays qui sortiraient le mieux leur epingle du jeu, car ils auraient encore la plupart de leurs territoires. Qu’est ce qu’il y a sous les 200 m?

Biblio (63) Carroyages…

biblio 63-1

Cet article concerne une presentation faite par Jean Luc Lipatz (INSEE) sur le sujet du carroyage des données statistiques, une nouvelle methodologie de diffusion de l’information. L’ensemble de l’Europe (chaque pays développe ses données) est divisée en carreaux, sur lesquels sont enregistrées les données du recensement ou autres. C’est bien plus illustratif en termes geographiques de ce qui se passe sur le territoire que les systemes qui utilisent les decoupages administratifs.

Biblio63-2

Biblio (36) L’etalement urbain en Europe

urban sprawl

Voici une question toujours controversée. Pour certains le droit a construire sur le terrain de sa propriété doit être toujours un absolu, en toute circonstance, et en plus chaque municipalité doit pouvoir décider que faire sur son territoire ; pour autres, le sol est une ressource rare, dont l’utilisation touche au bien commun, et en plus les nouvelles croissances urbaines ont un cout important pour les finances locales, et ainsi il y a une raison pour la planification métropolitaine et les restrictions a la croissance urbaine.

L’Agence Européenne de l’Environnement a publié en 2006 un rapport sur l’état de l’étalement urbain sur el continent, utilisant les données du programme Corine Land Cover d’analyse de l’occupation du sol. L’étalement urbain est étudie au long des dernières décennies sur 24 capitales, du centre de l’Espagne aux capitales des états orientaux, et généralement on peut conclure que les phénomènes de croissance urbaine démesurée si évoqués aux Etats-Unis sont aussi a l’œuvre, quoique de façon différente, sur le continent européen.

Munich se présente comme la ville modèle en ce sens, avec une politique de régulation de la croissance qui a fait que l’étalement urbain pendant les dernières 50 années soit inferieur a la croissance démographique pendant la même période, tout en restant une ville très dynamique.

Biblio (35) Renovate Europe

Biblio35

Renovate Europe est une campagne financée par des agents privés du continent pour encourager une politique européenne de rénovation du parc de bâtiments existants. Cette rénovation, axée sur la sobriété énergétique, est nécessaire pour faire face aux compromis que l’Europe se pose en matière de mutations climatiques, et est présentée comme un moyen de dynamiser l’économie et assainir les comptes publics sans cout, moyennant une amélioration de la qualité de vie des citoyens. L’investissement brut annuel d’entre 41 et 78 milliards d’euros pourrait rapporter entre 104 et 175 milliards (ces chiffres, comme toute prévision, ne sont que des scenarios, pas des certitudes).

Deux publications sont spécialement intéressantes : l’une est une analyse du parc actuel de bâtiments européens, tandis que l’autre est une analyse des bénéfices qui découleraient de l’investissement en rénovation énergétique des bâtiments.

Ce sont deux publications produites par une partie intéressée, mais en tout cas l’idée de la rénovation énergétique parait très raisonnable dans un continent qui vieillit, avec peu de ressources énergétiques conventionnelles, et qui se déclare sensible au développement durable et les mutations climatiques.

Biblio (20) Bruxelles, boutiques et urbanisme

comercio-biblio-1

Cet article ne concerne pas les boutiques bruxelloises, mais le pouvoir que les institutions européennes (que sur ce continent on identifié normalement avec Bruxelles, tout comme les américains parlent de Washington en matière fédérale) ont pour fixer des règles sur des questions de tous les jours. Si le commerce est devenu une matière fédérale aux Etats-Unis par le cas de la distribution sur plusieurs états de la viande abattue a New York, en Europe depuis 2006 le commerce comme matière urbaine a une base de régulation par la Directive 2006/123/CE (aussi connue comme Bolkestein, du nom du rapporteur), relative aux services sur le marché intérieur.

Laissant de coté toute considération ironique sur la lecture a faire a la fin 2012 du premier considérant et sa grandiloquence, cherchant a construire un marché intérieur plus fluide entre les 27 états de l’Union, la Directive touche a l’urbanisme car elle établit que :

  • (article 9) l’accès a une activité de service ne peut être subordonnée a un régime d’autorisation que si une raison impérieuse d’intérêt général le justifie. Le considérant 40 de la Directive reconnait parmi ces raisons la protection de l’environnement et l’environnement urbain, y compris l’aménagement du territoire.
  • (article 14) l’implantation des activités de services ne pourra être limité en raison d’un besoin économique ou d’une demande de marché, ou d’une évaluation des effets possibles ou réels de l’activité.
  • (article 15) l’implantation des activités de services ne pourra être limité en raison de la population ou d’un seuil minimal de distance entre prestataires.

Comme souvent dans ce genre de textes complexes qui résultent d’une négociation entre intérêts opposées, la Directive établit des principes qui doivent être interprétés. Les règles de base pour le commerce urbain, de Helsinki a Lisbonne et d’Athènes a Dublin, sont :

  • L’urbanisme peut définir des limitations a la localisation des activités commerçantes si une raison d’intérêt générale le justifie. L’idée de nuisance d’une activité, classique en urbanisme, persiste, et il est ainsi possible d’établir des règles différentes pour des formats de commerce différents car leur impact sur leur entourage ne sera pas équivalent. Le trafic généré, la prestation des services aux populations n’ayant pas de voiture ou les émissions de CO2 peuvent être des raisons valides pour limiter ou encourager l’implantation commerciale.
  • Il est impossible d’interdire l’implantation d’une activité commerciale sous prétexte des effets qu’elle pourrait avoir sur le commerce traditionnel ou d’autre genre.
  • Il est impossible d’interdire la l’implantation d’une activité commerciale sous prétexte que la zone a déjà un excès de dotation ; ainsi, et de ce point de vue, c’est a la concurrence entre entreprises de décider laquelle survivra.

La Directive, qui modifie substantiellement la tradition qui vient de la loi française en ce qui concerne le control des nouvelles implantations de grandes surfaces périphériques, a fait l’objet d’une transposition aux lois des états de l’Union, et au cas espagnol aussi aux lois régionales, avec des effets divers qui montrent en chaque cas le versant idéologique des gouvernements.

En termes d’urbanisme, le commerce urbain traditionnel (en  imbrication avec le logement, les bureaux et une diversité d’usages) n’est pas seulement une « image d’Epinal », mais normalement une bonne façon d’avoir un centre vivant dans lequel la vie quotidienne, quoique sous un certain degré d’entassement, est plus facile car il y a beaucoup de choses a quelques pas. Mais ceci doit être prouvé en chaque moment, car le plan doit servir les citoyens.

comercio-biblio-2

Biblio (3) Infrastructure verte

L’Agence Européenne de l’Environnement est une institution comparable a l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats Unis, avec un rôle de régulation qui est conditionnée par les différences des architectures institutionnelles.

Le rapport technique sur l’infrastructure verte et la cohésion territoriale part d’un concept de plus en plus évoqué, mais qui manque encore d’un consensus sur sa définition par les spécialistes. Les pratiques couvertes par le terme sont en relation avec des réseaux d’espaces préservés de la croissance urbaine, avec des fonctions multiples, et convenablement raccordés physiquement, qui montrent une grande capacité d’adaptation aux dérèglements du climat et autres menaces environnementales.

L’infrastructure verte produit des effets synergiques, plus importants que la somme de ses parties. Les services environnementaux que les sols qui y sont affectés prêtent aux villes et ses alentours sont ainsi accrus, réduisant dans certains cas a réduire le cout des infrastructures « dures ».

Le rapport fait une différence entre les effets a l’échelle urbaine et les effets a l’échelle du paysage. Des concepts comme les corridors environnementaux et la préservation des lits d’inondation des rivières sont associées au concept d’infrastructure environnementale.

Le rapport comprend des exemples d’application du concept en Europe et dans d’autres zones.