Mois: novembre 2013

Logement individuel a Madrid (4)

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Nous ne sommes plus dans un quartier dessiné avant la guerre civile, mais pendant la decennie de 1960. Madrid etait encore la capitale d’un pays de l’Europe du sud qui etait loin d’etre riche, mais une minorité pouvait deja se payer une maison en peripherie accesible en voiture. Le modele n’est plus la loi sur le logement social, mais plutot une banlieue pavillonaire haut de gamme qui avait apris, si non de Las Vegas, au moins de l’Oncle Sam. colonia4-antiguedad

Le projet etant assez grand, nombreuses sont les parcelles baties des decennie apres.colonia4-area

La surface des parcelles est largement superieure a la moyenne des exemples précédents.colonia4-svivtot

Il y a quelques bureaux, mais pour la plupart l’usage residentiel reste dominant.
colonia4-saparcLes garages couverts son tres courants, mais pas totalement implantés, quoiqu’avec ces surfaces de parcelle il y a largemnet la place de se garer sur sa pelouse…

Logement individuel a Madrid (3)

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Un quartier cree sous une loi concernant le logement pour les plus demunis est devenu, au nord du centre BCBG de Madrid, une zone plutot exclusive.
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Le lotissement fut crée avant la guerre civile 1936-1939, mais des nos jours presque toutes les maisons ont été construites apres la guerre, et pour plusieures il y a deja eu des substitutions ou des reformes totales au délà du reconnaisable.
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Les variations entre les surfaces des parcelles dependent parfois des operations de remembrement entre proprietaires voisins.
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Souvent le résidentiel a disparu (0 m2 de surface batie résidentielle sur l’image superieure), car il y a des cliniques, des bureaux ou des restaurants; malgre tout, le logement reste l’afectation essentielle du sol.
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Les garages couverts n’existent que dans quelques cas; les gens garent souvent leurs voitures sur leurs jardins. Neanmoins, si vous comparez la surface batie des garages et celles des logements, il y a des endroits ou l’on se pose des questions…

Logement individuel a Madrid (2)

colonia2-dibuUn quartier qui est aussi a l’est, mais dans une position plus centrale dans la ville et ou la transformation des usages des batiments est bien plus avancée.
colonia2-antiguedadL’age des constructions est moins uniforme: s’il y a quand même une partie qui dattent de 1926, un nombre important ont été construites peu aprés la guerre civile 1936-1939, et une poignée ont moins de 10 ans. Quand on visite les lieux on peut aussi voir qu’il y a un nombre important d’interventions de moyenne intensité assez recentes (l’ancienne peripherie devient centrale, et donc plus prisée).
colonia2-superficieLes surfaces des parcelles sont assez homogenes, tenant compte de la configuration irreguliere du site.
colonia2-superfvivienda

La plupart des parcelles conservent des logements, mais il y a un certain nombre qui n’a aucun. Il y a une poignée de creches privées, un restaurant et même le bureau d’un notaire (qui compte aussi une surface de logement apparament).
colonia2-superfaparcEn 1929 l’idée d’un garage couvert n’etait pas si courante, mais aujourd’hui sont nombreuses les maisons qui comptent un (les autres garent souvent leurs bagnoles sur le jardin).

Logement individuel a Madrid (1)

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Face a la question posé par l’article mentionné sur biblio (66), je me suis demande ce qui se passe a Madrid. Voici quelques exemples qui sont liées a certains quartiers crées pendant le debut du XXème siecle, ce que l’on apppelle localement « colonias de hotelitos », la traduction locale en quelque sorte des cités jardins ouvrieres françaises ou anglaises; dans certaines, a Madrid l’evolution a été une gentrification assez evidente, ce qui est a lier a leur position dans la ville. Les données du cadastre, ouvertes a tout le monde, permetent de voir certaines choses.

Ce premier cas correspond a un emplacement pres d’une autoroute, vers le coté est de la ville, entouré de logements bas de gamme de la decennie 1960.
colonia1-antiguedad Année de construction des batiments ou de la derniere fois que les travaux de mise a jour ont atteint une valeur telle que l’on peut considerer le batiment neuf. En ce cas, l’homogeneité est presque totale.
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La surface des parcelles montre des differences, mais il y a une certaine homogeneite. Cas relativement peu courant a Madrid, la voirie reste privée
colonia1-superficie vivienda

Surface construite de logements par parcelle. Presque toutes les parcelles gardent leur maison d’originecolonia1-supaparcSurface couverte de parking par parcelle. Seulement deux cas pour toutes le parcelles.

En somme, un quartier ou l’evolution des usages semble peu développée.

Biblio (66) La division des maisons individuelles au cœur de l’Île-de-France

biblio 66-division pavillonaire ile de france

Une nouvelle étude sous l’égide de l’ Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Île-de-France montre que dans cette région:

a)        Dans la plupart des communes ayant expérimenté une augmentation de densité entre 1999 et 2008 il n’y a pas eu d’augmentation de la surface résidentielle au sol

b)        25% des nouvelles unités résidentielles apparues entre 2001 et 2011 résultent de divisions de bâtiments préexistants.

Ceci ne s’est pas produit d’une façon homogène sur le territoire régional, avec des zones ou les hauts prix immobiliers ont entrainé une réduction du nombre de logements (fort peu nombreuses et réduites en surface), tandis que d’autres sont allées dans la voie opposée (la majorité…).

L’impact de ces dynamiques était peu connu jusque a nos jours. Quelques 2.000 logements sont produits chaque année par subdivision de 770 maisons individuelles, essentiellement dans des quartiers populaires bien desservis. L’accession en propriété devient normalement loyer pour des jeunes ménages.

Ce texte touche a une question qui est plutôt une constante historique : la croissance des villes entraine normalement une densification, et le temps est venu de voir comment l’urbanisme règlementaire fait face a une échelle massive.

Certains pourraient voir ici une victoire des transports en commun, car cette croissance va en grande partie vers les zones bien desservies ; je crois qu’une recherche approfondie pour voir quelle part ceci joue sur le choix résidentielle serait nécessaire, mais sans doute ça joue pour quelque chose dans une métropole avec la congestion routière de l’Île-de-France.

Colonnes (5)

Le temps est peut-être venu de tranquilliser certains d’entre mes lecteurs sur ce soudain intérêt pour les colonnes et les images de synthèse. A part du fait évident d’être un architecte avec un penchant pour l’urbanisme, un champ vaste, mais qui garde son intérêt pour la forme physique des objets, il y a aussi cette série croissante de références a l’impression 3d comme la nouvelle donne qui va tout changer. Une idée que je pourrais presque souscrire, même si j’ai peu de connaissances en la matière.

Allons aux bases : l’impression 3d (ou fabrication par adition, terme plus technique) permet de produire presque n’importe quoi a condition de pouvoir le décrire dans un langage 3d, même si c’est un objet complexe avec des matériaux différents ou des parties mobiles (ou autres qualités de l’objet). Le cout de production est encore inconnu à long terme, car la technologie est en développement ; je ne sais pas quelle est le rapport de cout économique et environnemental avec d’autres systèmes de production industrielle (y aurait-il des sols contaminés par les grandes usines d’impression 3d ou leurs chaines d’approvisionnement ? probable, comme avec d’autres usines). Mais je pense que ça peut changer pas mal de choses, prenant en compte quelques facteurs :

On parle beaucoup sur le potentiel de l’impression 3d pour gagne des parts de marché dans les usines. Du point de vue de l’architecture, ça me rappelle la question de la préfabrication, sous un autre angle. Il y a quelques décennies les gens pensaient que la préfabrication était l’avenir de l’architecture, mais a réalité de nos jours est complexe : bien sûr, dans les pays avancés il y a une forte standardisation des éléments de construction, mais la préfabrication de certaines choses n’a pas tellement d’avantages, pensez simplement aux fondations. En plus, la préfabrication a une mauvaise image (au moins en certaines parties de l’Europe) par l’association a des expériences de logement social qui ont plutôt mal tourné.  En fait, la disponibilité d’une technologie prétendue meilleure n’implique pas pour autant sa généralisation. Certains diront que l’impression 3d permet justement de faire ce que la préfabrication ne permet pas : des solutions spécifiques avec une meilleure qualité.

Et voilà la question centrale. Je ne sais pas quelle sera la part de marché de l’impression 3d, mais il y a ce que j’appellerais le «cout d’intelligence » en architecture (ou tout autre système de production) qui probablement jouera contre les éléments personnalisés. Pensez que vous cherchez une maison et vos économies sont sommaires : vous aimeriez une architecture personnalisée, mais il y a des fortes chances que, face à un prix abordable, vous finissiez sur une solution standard. Bien sûr, on peut utiliser un algorithme pour faire chaque maison différente de celles de l’entourage, mais un résultat agréable demande un travail considérable, qui doit être payé (les architectes l’on fait pendant des siècles). Donc probablement le processus d’amélioration continue et accélérée des produits que l’on a vu en informatique s’étendra a d’autres domaines, mais ne sera pas si facile à voir. Je peux penser, par exemple, à des poutres en acier laminé plus performantes, avec des semelles a épaisseur variable qui serait plus économes en acier, mais c’est le genre d’évolution que la plupart des gens ne verront pas. Aujourd’hui il parait peu probable de voir chaque maison complètement personnalisée (sauf dans certains quartiers de luxe). Et je ne vois pas les chantiers devenir des traceurs géants imprimant les bâtiments d’une pièce par couches de 1 mm (en fait, pour ce qui est de la construction additive, le béton est déjà un exemple…), ou une armée de robots allant de colonne en colonne pour la construire. Mettre une structure en contact avec le sol, qui se déforme sous la pression, présente des complexités.

Une colonne est un élément structurel. Les expérimentés de Hansmeyer méritent d’être suivis car la morphogenèse est toujours intéressante, mais ils sont parfois assez loin de l’efficacité structurelle. Ce qui n’est pas mauvais en soi même, mais simplement les oriente plutôt vers un marché de niche.

Si l’on vous donne une chance d’apporter un élément personnel a votre maison, feriez-vous quelque chose avec vos mains (Christopher Alexander disait que les architectes devaient toujours le faire sur leurs œuvres) ou avec une imprimante 3d ? pour la plupart des gens un logiciel 3d est simplement trop complexe. Mais on peut s’attendre a des expériences intéressantes ; ou penser à ce que Ferdinand Cheval ou Justo Gallego auraient fait avec des imprimantes 3d.

Image de Yu.Khasanov

 

De retour a la mosquée de Djuma, a Khiva. Ce qui est intéressant ici est que vous avez toute l’intelligence nécessaire pour ce bon bâtiment, intégrant le système de production et la connaissance technique. Chaque colonne est différente, et je suspecte que pour la même raison pour laquelle les pierres des églises européens ont des marques de maçons : le tailleur étant payé par pièce produite, la faire reconnaissable était important. D’un point de vue structurel, l’élégance de la base des colonnes vient des murs épais de la mosquée ; je n’ai jamais été la, mais une colonne avec cette configuration n’a aucune chance de transférer des charges horizontales, donc la conclusion est logique. Est-ce-que l’impression 3d peut nous donner une meilleure architecture ? oui, si l’architecture est meilleure, car la construction n’en est qu’une partie.

Colonnes (3)

Encore une fois, le cube, qui maintenant tourne dans les trois axes pendant qu’il monte verticalement, avec un degré de massivité qui change.

columna-a1 columna-a2 columna-a3
columna-b1
columna-b1 (2)
columna-b2 (2)
columna-b3

 

Le code geometrique (povray) de cette derniere image est:

#declare cubhuec= difference {

 box {<-1.05, -1.05, -1.05> < 1.05, 1.05, 1.05> pigment{ color rgbf<.54, .55, .99,0>} } 
 box {<-1, -1, -1.3> < 1, 1, 1.3> pigment{ color rgbf<1, .3, .2,0>} } 
 box {<-1, -1, -1.3> < 1, 1, 1.3> rotate <0,90,0> pigment{ color rgbf<1, .3, .2,0>} } 
 box {<-1, -1, -1.3> < 1, 1, 1.3> rotate <90,0,0> pigment{ color rgbf<1, .3, .2,0>} } 
}

#declare hcolumn=7;
#declare n=0; 
#declare ndiv=1;
#while (n<ndiv)
object {cubhuec scale <1,1,1> rotate <360*n/ndiv,360*n/ndiv,360*n/ndiv> translate <0,0,n*hcolumn/ndiv> }
#declare n=n+1 ;
#end

box {<-10, -10, -4> < 10, 10, -1.2> pigment{ color rgbf<.99, .99, 1,0> } } //sol

Colonnes (2)

collumn1

Le moment est venu de faire quelque chose de semblable aux colonnes de Hansmeyer. Il a travaillé avec des cubes, en faisant des subdivisions et des plis; ici il ne sera question que de rotations simples du cube, qui peuvent produire des resultats inatendus. Hansmeyer a produit ses colonnes avec processing, un logiciel libre et gratuit, et j’utilise ici un logiciel un peu plus vieux, mais plutot simple et efficace, povray, qui est aussi gratuit et utilisable a loisir (certains vont même jusque a imprimer en 3d des pieces en sucre…). En fin de comptes, on pourrait dessiner ainsi une partie d’une colonne.
column2

Demandez au cube de faire le tour en 10 parties autour d’un axe vertical et vous aurez l’image superieure; c’est a dire, vous approchez le cylindre.
column3

Si vous faites le cube tourner en même temps autour d’un axe horizontal, vous avez des choses qui commencent a apparaitre. L’image superieure montre 10 cubes, et l’inferieure 100. column4 column-b-1

Pour tenter de voir plus clair, on met une dalle verte sur la face superieure et une rouge sur l’inferieure.
column-b-2 column-b-3 column-c-1

La question devient flamboyante (quoique pas necesairement architecturale…) si l’on change la proportion des compagnons vert et rouge.column-c-2

10 cubes

column-c-3

100 cubes
column-c-41.000 cubes

Le code geometrique de cette derniere image en povray est:

#declare n=0; 
#declare ndiv=1000;
#while (n<ndiv)

 box {<-1.1, -1.1, -1> < 1.1, 1.1, 1> translate <0,1.5,0> rotate <0,360*n/ndiv,360*n/ndiv> pigment{ color rgbf<1, .9, .5,0>} } 
 box {<-.1, -1, -.1> < .1, .1, -3.1> translate <0,1.5,0> rotate <0,(360/ndiv)*n,(360/ndiv)*n> pigment{ color rgbf<1, 0, 0,0>} } 
 box {<-.1, -.1, 1> < .1, .1, 3.1> translate <0,1.5,0> rotate <0,(360/ndiv)*n,(360/ndiv)*n> pigment{ color rgbf<0, 1, 0,0>} }
 sphere { <-1.1,-1.1, -1> 0.5 translate <0,1.5,0> rotate <0,(360/ndiv)*n,(360/ndiv)*n> pigment{ color rgbf<.7, .8, 1,0>} }
 sphere { <1.1,1.1, 1> 0.5 translate <0,1.5,0> rotate <0,(360/ndiv)*n,(360/ndiv)*n> pigment{ color rgbf<1, .5, .5,0>} }

#declare n=n+1 ;
#end