Biblio (42) 192021

19-20-21

192021 est le nom d’une initiative de standardisation de l’information sur les villes, orientée depuis la bien connue web TED, l’entreprise ESRI et @radical.media, prenant comme base les 19 villes du monde qui auront 20 millions d’habitants pendant le 21eme siècle.

Au long de 5 ans il est prévu d’étudier les effets de la croissance des populations urbaines sur les villes, les entreprises et les consommateurs, partant de thèmes comme la santé, l’éducation, le transport, la démographie, l’énergie, les modes de croissance…

En réalité, si vous accédez au site web (au moins c’était comme ça le 18 mai 2013)  vous ne verrez qu’une courte présentation, ambitieuse mais sans détail. J’imagine, par les dates annoncées, que le travail quinquennal est en cours. En tout cas, c’est un exemple pour introduire un thème dont on parle beaucoup depuis un certain temps : le concept de Smart City ou Ville Intelligente. Au delà de son rôle comme instrument pour permettre aux industries technologiques d’étendre leurs marchés, il y a un fond intéressant dans l’idée : si l’on sait d’avantage sur ce qui se passe dans les villes, nous pourrons probablement les faires mieux fonctionner.

Ce qui mène a plusieurs questions :

  • Quelles sont les données pertinentes ? parfois l’information recueilli n’a pas une valeur claire pour la prise de décisions, mais il faut aussi comprendre que souvent la valeur d’une donnée n’est reconnue que quand on peut y accéder, et pas avant.
  • A qui doit être utile cette information ? Il est clair qu’elle peut être utile pour les entreprises, mais si elle est obtenue avec des moyens publics elle devrait servir les citoyens et leur qualité de vie (l’idée de démocratie y est quelque part). La coexistence de nombre de personnes et intérêts dans la ville fait très difficile de savoir pour qui sera utile cette information.
  • Que permet cette nouvelle information ? probablement, une gestion quotidienne plus efficace. L’idée de smart city part de la gestion, et il faudra attendre pour voir comment l’instrument fini par définir sa propre fonction. Mais elle ne permettra pas de définir un grand modèle de l’univers permettant de faire des prévisions précises a long terme (les cygnes noirs de Nassim Taleb…)

La question des grands ensembles de données (et la smart city y fait partie) ont toujours  la limite de l’hallucination des chiffres. Il y a toujours le risque si bien decrit par Celine dans la scene de l’arrivée a New York dans le « Voyage au bout de la nuit ». Au long de cette semaine je vais tenter d’exposer que la précision des données urbaines est une cible mouvante, presque impossible, ce qui n’empêche pas l’action, mais fait nécessaire une approche de précaution (que surement les mecs de 192021 ont deja en tête).

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