En 1967 le géographe français Jacques Bertin publie le livre “La Sémiologie Graphique”, développant une théorie qui est devenue depuis l’une des bases de la théorie et de la pratique de la cartographie, abordant la question de la lisibilité des cartes et de leur capacité a représenter (ou cacher, parfois de façon consciente) la réalité qu’ils sont sensées représenter.
Même si le livre apparait a un moment ou l’informatique n’est pas encore un instrument courant de la cartographie, il établit des règles d’application facile a l’usage aujourd’hui courant des systèmes d’information géographique (SIG). Ce n’est pas un livre qui crée en soi même une discipline (il y a des précédents illustres comme «The Look of Maps », de Arthur H Robinson, 1952, ou la carte de Minard de 1869 sur l’évolution de la Grande Armée en Russie), mais c’est un élément important dans une culture graphique en évolution.
Je ne connais pas d’accès gratuit par internet a ce livre, mais il est intéressant de consulter un article très intéressant de Gilles Palsky et Marie-Claire Robic sur les racines de la sémiologie graphique.